Après une modification de Switch, le vrai danger n'est plus la console qui ne démarre pas — c'est Nintendo qui la bannit pour de bon. Cette page détaille ce qui déclenche un bannissement, les signes qui trahissent une console repérée, et les gestes qui réduisent (sans jamais supprimer) le risque.
Nintendo bannit la console elle-même via des identifiants gravés. Réinitialiser, changer de compte ou reformater la microSD ne fait rien revenir.
Même en suivant toutes les précautions, des vagues de bannissement ont touché des consoles jamais reliées à des jeux piratés. On réduit le risque, on ne l'annule pas.
La configuration de référence : tout le côté modifié vit sur un emuMMC coupé des serveurs Nintendo par un DNS de blocage. Le sysMMC d'origine reste strictement officiel.
Nintendo peut bannir la console elle-même, via des identifiants matériels envoyés à chaque connexion. Un bannissement n'est pas annulable, et Nintendo n'est tenu à aucune procédure d'appel. Le compte Nintendo n'est pas forcément touché, mais la console, elle, perd l'accès en ligne pour de bon — y compris avec un autre compte. Pour les notions de base (patch, RCM, Atmosphère, emuMMC), voir la page Comprendre.
Pas de liste officielle — Nintendo ne publie jamais ses règles de détection. Le tableau ci-dessous synthétise les comportements reconnus par la communauté comme les causes les plus fréquentes, du plus certain au plus probable.
| Comportement | Risque de ban | Récupérable ? |
|---|---|---|
| Connexion en ligne depuis un sysMMC modifié | Très élevé | Non |
| Lancement d'un titre piraté puis connexion en ligne | Très élevé | Non |
| Triche en ligne (éditeurs de mémoire, trainers) | Très élevé | Non |
| Copie d'identifiants de console (deviceid/prodid) d'une autre machine | Très élevé | Non |
| Installation de titres via le CDN Nintendo (NSP/NCD en ligne) | Élevé | Non |
| Connexion en ligne depuis un emuMMC sans DNS de blocage | Élevé | Non |
| Sauvegarde modifiée restaurée puis synchronisée cloud | Modéré | Non |
| emuMMC protégé (DNS de blocage), sysMMC officiel connecté | Faible | Jamais nul |
| Console modifiée jamais connectée à aucun réseau | Très faible | Jamais nul |
Comment savoir si une console est déjà bannie, ou en cours de l'être ? Les signes ci-dessous sont les manifestations les plus fréquemment rapportées. Aucun signe ne prouve l'absence de ban : Nintendo applique parfois les vagues par lots différés, donc une console marquée peut rester silencieuse des semaines avant de tomber.
Aucune combinaison ne supprime le risque à zéro, mais cette procédure réduit massivement la probabilité de ban. Elle suppose une console non patchée (voir le vérificateur) sur laquelle tu installes Atmosphère via microSD préparée.
Checklist de sécurité : emuMMC dédié ✅ · DNS de blocage actif sur l'emuMMC ✅ · sysMMC jamais modifié ✅ · télémétrie coupée ✅ · microSD non partagée ✅ · titres piratés hors ligne ✅ · connexion officielle uniquement depuis le sysMMC ✅. Une case décochée = un risque réel.
Faux. Le système de fichiers de la microSD n'a aucun lien avec les identifiants envoyés à Nintendo. exFAT expose même aux corruptions de carte ; FAT32 reste recommandé.
Faux. 90DNS coupe les domaines connus, mais Nintendo peut ajouter des endpoints, et une fuite DNS (Wi-Fi mal configuré, manuelle) suffit à exposer la console. Le DNS réduit, n'annule pas.
Faux. Les bannissements arrivent souvent par vagues différées. Rien ne se passer aujourd'hui ne garantit rien — d'où l'importance de ne jamais relâcher les précautions.
Faux. Le ban est matériel : la console reste bannie avec n'importe quel compte. Tenter de contourner avec les identifiants d'une autre console aggrave même le risque.
Aucune méthode n'est garantie. Cette page est fournie à titre éducatif, pour la modification de matériel dont tu es propriétaire ; la copie illégale de jeux n'est ni couverte ni encouragée ici. Si l'accès en ligne t'est indispensable, garde une console non modifiée pour cet usage.
Sources consultées le 6 septembre 2026 : switch.hacks.guide · Atmosphere-NX · 90DNS · Switch Hackable Serial List