>_ Ma Switch est-elle patchée ?

Vérificateur de numéro de série et guide complet du mode RCM pour Nintendo Switch.

RCM — les V1 non patchées

Les premières Switch (fabriquées avant mi-2018) ont une faille matérielle au démarrage (mode RCM) : un jig et un injecteur suffisent à lancer un custom firmware. Numéro de série à vérifier — impossible à corriger par mise à jour.

Modchip — V2, Lite, OLED

Les modèles plus récents exigent une puce soudée sur la carte mère. C'est le terrain idéal pour apprendre la soudure, mais l'opération reste délicate et annule la garantie.

Atmosphère & homebrews

Le CFW de référence : thèmes d'interface, émulateurs rétro, overclock léger, sauvegardes d'archivage. Le tout sur tes propres consoles et tes propres jeux.

Ma Switch est-elle patchée ?

  1. Sélectionne le préfixe de ton numéro de série (ou colle le numéro complet)
  2. Saisis les 10 chiffres qui suivent le préfixe

0 / 10 chiffres

Un numéro de série n'est jamais une garantie à 100 % : c'est une estimation basée sur les dates de fabrication relevées par la communauté. Seul l'essai réel en mode RCM tranche définitivement.

Où trouver mon numéro de série ?

Sur l'autocollant situé sous la console (ou dans le pied rabattable du modèle OLED), ou dans Réglages de la console → Console → Numéro de série. Il commence toujours par un préfixe de 3 ou 4 caractères suivi de 10 chiffres. Attention à la lecture : le 0 se confond avec la lettre O, le 1 avec la lettre I — seuls des chiffres suivent le préfixe.

PréfixeNon patchéePeut-être patchéePatchée

Comment lire ce tableau ?

Non patchée : consoles fabriquées avant la correction d'usine — la faille RCM est présente, l'estimation est très fiable. Peut-être patchée (zone grise) : période de transition mi-2018, où les lots corrigés et non corrigés se mélangent dans les mêmes numéros — aucune conclusion possible sans test. Patchée : la correction est en place, c'est définitif.

Les bornes sont comparées sur les 10 chiffres complets qui suivent le préfixe. Une mise à jour du système ne change rien : le correctif est gravé dans la puce en usine, et il ne peut pas non plus être « retiré ».

Comment ça marche ?

Les premières Switch ont une faille matérielle au démarrage (mode RCM) qui permet de lancer du code non signé. Mi-2018, Nintendo a corrigé la puce Tegra en usine : impossible à rattraper par mise à jour. La génération « Mariko » (Switch 2019, Lite, OLED) ferme la faille au niveau matériel — seule une puce soudée permet alors le hack.

Guide complet : tester le RCM sur une console en zone grise

Matériel nécessaire

  • Un jig RCM (quelques euros) qui pont la broche 10 du rail Joy-Con droit à la masse (broches 1, 7 ou 9). Évite le trombone : mal placé, il peut abîmer la console.
  • Un câble USB-C vers PC et le logiciel TegraRcmGUI (Windows).
  • Le payload hekate : fichier hekate_ctcaer_X.X.X.bin dans l'archive officielle hekate.

Étapes du test

  1. Éteins complètement la console (appui long sur Power → Options d'alimentation → Éteindre — pas en veille).
  2. Retire le Joy-Con droit et glisse le jig jusqu'en bas du rail.
  3. Maintiens Volume + puis appuie sur Power. Si l'écran reste totalement noir (pas de logo Nintendo), tu es en RCM.
  4. Relie la console au PC en USB-C. Dans TegraRcmGUI : onglet SettingsInstall Driver. En cas d'échec, utilise Zadig : périphérique « APX » → pilote libusbK.
  5. Onglet Payload → sélectionne hekate_ctcaer_X.X.X.binInject payload.

Lecture du résultat

  • L'interface hekate apparaît → console non patchée : la faille RCM fonctionne, un jig suffit pour tout le hack.
  • L'injecteur affiche 0 / 0x0000 octet envoyé → console patchée, c'est définitif. Il faut un modchip (HWFLY, RP2040) soudé — aucune autre méthode logicielle.
  • Écran noir mais octets envoyés → payload corrompu : retélécharge hekate et réessaie avant de conclure.

Pourquoi le test échoue alors que la console est compatible

  • Console en veille au lieu d'éteinte → elle démarre normalement avec le logo Nintendo : refais l'extinction complète par le menu d'alimentation.
  • Jig mal enfoncé → la console démarre normalement : pousse le jig jusqu'en butée, rail bien à fond, et recommence.
  • Câble USB de charge sans fil de données → aucun périphérique n'apparaît sur le PC : utilise un câble USB-C data (celui d'un disque ou d'un téléphone en transfert de fichiers).
  • Pilote APX absent → périphérique inconnu dans le gestionnaire de périphériques : installe le pilote via TegraRcmGUI, sinon Zadig → « APX » → libusbK.
  • Port USB du PC capricieux → essaie un port USB 2.0 en direct, sans hub.

Tant que l'un de ces points n'est pas écarté, un échec ne veut pas dire « console patchée ».

Après le test

  • Non patchée → tout le hack se fait par logiciel : jig + injection de hekate à chaque démarrage, Atmosphère sur microSD, emuMMC recommandé pour isoler le système d'origine.
  • Patchée → seule une puce soudée (modchip) fonctionne : soudure fine sur carte mère, risque réel de casse définitive, coût matériel et prestation. Ce n'est pas réversible sans traces.
  • Dans tous les cas → toute console modifiée risque un bannissement définitif des services en ligne Nintendo. Ne mélange jamais le système modifié et un compte en ligne auquel tu tiens.

Précautions

  • Ce test n'écrit rien sur la console : aucun risque de brick.
  • N'active pas AutoRCM sans comprendre ses effets : la console ne démarre plus seule, recharge très lentement une fois vidée, et la manipulation est risquée sur matériel Mariko.

Sources des plages et de la procédure, consultées le 6 septembre 2026 : Switch Hackable Serial List · switch.hacks.guide · Hackintendo